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Les maladies du bas appareil urinaire du chat

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Les maladies du bas appareil urinaire du chat

        

Le chat présente facilement une affection urinaire se traduisant par des efforts pour uriner (parfois confondus avec une constipation), un comportement urinaire anormal (dans un lavabo, sur du linge ou sur la couette …), une douleur lorsque le chat urine, l’élimination fréquente de petites quantités d’urines plutôt que de grosses flaques, des urines teintées de sang et parfois d’odeur anormale, des envies très urgentes d’uriner pouvant ressembler à de l’incontinence. L’évolution se fait vers une obstruction urinaire complète évoluant vite vers la mort.

Ces symptômes urinaires sont souvent associés à des plaintes ou des grognements, à une diminution de l’appétit et de la boisson, à une dilatation de l’abdomen par la vessie complètement distendue, à une douleur à la manipulation.

Ces symptômes peuvent évoluer progressivement sur quelques semaines, ou peuvent être d’emblée dramatiques en quelques heures. L’absence d’urine pendant 24 h est une véritable urgence, et il est donc préférable de s’intéresser rapidement à ces symptômes sans attendre le soir ou le week end !

La maladie du bas appareil urinaire du chat concerne tous les félins, mais est plus fréquente chez les mâles, chez les chats d’intérieur, chez les chats en surpoids, chez ceux qui changent souvent de régime alimentaire, chez les chats qui ne mangent que des croquettes non adaptées (trop riches en calories, trop riches en sels minéraux, trop riches en protéines peu digestes). Son origine est multiple, et ces facteurs de risque résument bien son mécanisme d’apparition.

Le chat parfaitement sain tant sur le plan physique que psychique va choisir minutieusement les endroits où il va faire ses besoins (des emplacements qui seront toujours calmes et isolés, où le chat sera tranquille et ne sera pas dérangé). Le chat va délimiter de manière très précise ce lieu d’élimination, comme il délimite tous ses autres lieux d’activité (chasse, jeu, observation, repos, toilettage), et la situation de chacun de ses sites dépend de celles des autres.

Si le chat doit uriner plus souvent (du fait d’une maladie ou d’un régime inadapté), s’il est dérangé ou s’il a mal quand il fait ses besoins, si sa litière ne lui plait pas (texture ou emplacement) ou s’il n’y a pas accès à l’instant précis où il le veut (autre animal ou humain présent), si son environnement est modifié même légèrement, le chat n’ira plus uriner normalement. S’il n’urine plus normalement, la vessie se remplit progressivement et ne se vide jamais complètement.

L’urine du chat est toujours très concentrée (le chat est originaire du désert d’Egypte et donc économe en eau) et devient très vite irritante pour la vessie et l’urètre (conduit éliminateur de l’urine entre la vessie et l’extrémité du vagin ou du pénis). La douleur augmente lorsque l’animal urine et de ce fait il urine encore moins.

Dans cette urine qui s’accumule se développent rapidement des cristaux puis des calculs de struvite ou d’oxalate, qui aggravent encore les symptômes, d’autant plus que la vessie trop dilatée ne peut plus se contracter !

Le traitement vise tout d’abord à supprimer la douleur, à augmenter le diamètre de l’urètre, à augmenter la force de contraction de la vessie afin que l’animal puisse uriner seul. Si cela ne suffit pas, un sondage urinaire sur l’animal vigile ou après anesthésie peut permettre de « déboucher » l’urètre.

Si le sondage est impossible, la seule solution reste chirurgicale, avec ouverture de la vessie et abouchement de l’urètre à la peau. C’est une intervention lourde, avec un risque anesthésique élevé, et des rechutes fréquentes.

Il est donc primordial des limiter tous les facteurs aggravants :

  • Surveiller le poids du chat.
  • Lui proposer un environnement stable, non anxiogène et amélioré par l’utilisation phéromones territoriales en diffuseur.
  • Lui procurer assez d’activité physique.
  • Lui fournir une alimentation très régulière dans sa composition, spécialement formulée pour empêcher la formation de cristaux et de calculs dans la vessie.

Ces méthodes préventives peuvent paraître contraignantes mais sont simples à mettre en place, sont efficaces à moyen et long terme, et restent indispensables pour limiter les rechutes fréquentes de cette maladie qui a très vite des conséquences gravissimes pour le chat.