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Coup de chaleur et déshydratation

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COUP DE Chaleur et déshydratation

        

Le cheval, comme tous les mammifères, est un animal homéotherme, capable de réguler sa température intérieure pour la maintenir à un niveau compatible avec le fonctionnement de son organisme, quelle que soit la température extérieure.

Deux mécanismes permettent cette régulation :

  • La transpiration qui permet d’évacuer la chaleur sous forme de vapeur d’eau.
  • La « vasodilatation périphérique » : le diamètre des vaisseaux sanguins situés sous la peau augmente, favorisant ainsi les échanges de chaleur entre le sang et le milieu extérieur.

Le coup de chaleur se produit lorsque trois conditions sont réunies : température extérieure élevée, air très humide et aération insuffisante. En effet, normalement, l’évaporation de la sueur à la surface du corps suffit à refroidir le cheval. Sauf lorsque l’air est trop humide, auquel cas l’évaporation naturelle perd son efficacité. Et la température interne peut ainsi dépasser les 41,5°C, au lieu des 37,5°C habituels. De plus, si le cheval ne boit pas suffisamment, la transpiration excessive entraîne une perte importante en eau et en éléments minéraux, ce qui aboutit à une déshydratation et un déséquilibre électrolytique. Contrairement à une idée répandue, un exercice physique intense n’est pas forcément en cause, le coup de chaleur peut également survenir chez le cheval au repos.

Voici donc quelques conseils pratiques pour éviter le coup de chaleur et la déshydratation qui guettent nos compagnons lors de longues randonnées ou tout simplement au pré si la chaleur est extrême…

Comment se manifeste le coup de chaleur ?

Les symptômes sont heureusement assez caractéristiques pour pouvoir agir rapidement. Chez le cheval victime d’un coup de chaleur, sous l’effet de la vasodilatation périphérique, le sang s’accumule dans les vaisseaux sanguins situés sous la peau et l’irrigation des organes vitaux internes (coeur, reins, cerveau…) est moins efficace. Le cheval transpire anormalement, ou ne transpire pas du tout. Sa respiration s’accélère. Son coeur bat très vite. Il prend des attitudes hébétées : tête basse, oeil fixe, désorientation, état de stupeur. Ses muqueuses sont congestionnées (très rouges). Si aucun traitement n’est mis en place, les symptômes s’aggravent : le cheval titube, perd connaissance et s’écroule au sol. La mort peut alors survenir très rapidement.

Certains chevaux sont prédisposés

  • Les chevaux grassouillets sont prédisposés au coup de chaleur, car la graisse sous-cutanée ne permet pas une dissipation correcte de la chaleur produite par les contractions musculaires, qui reste à l’intérieur du cheval. Le même phénomène se produit lorsque le cheval a des poils très longs et/ou très épais.
  • Si le cheval est peu ou pas entraîné, ses muscles sont peu vascularisés et ne se refroidissent pas suffisamment.
  • Le coup de chaleur peut également se produire en cas de mauvaise adaptation à la chaleur. Cela arrive aux chevaux transportés en camion d’une région fraîche à une région plus chaude, pour participer à une randonnée ou une épreuve d’endurance par exemple, dont l’organisme n’a pas le temps de s’habituer à la chaleur.
  • Enfin, la station en zone chaude mal ventilée (transport en van, box mal aéré…) favorise le coup de chaleur et la déshydratation.
  • En revanche, certains chevaux provenant de pays chauds, comme les purs sangs arabes, grâce à la finesse de la peau, leur poil ras et un réseau de vaisseaux sous-cutanés particulièrement important, sont beaucoup plus résistants à la chaleur.

Que faire en cas de coup de chaleur ?

  • Arrêter immédiatement le cheval, le mettre à l’ombre dans un endroit aéré et éventuellement le desseller et le débrider.
  • Arroser doucement avec de l’eau fraîche mais pas trop froide la tête, l’encolure, la poitrine et les membres ou les recouvrir de linges humides. On insistera particulièrement sur la nuque car c’est là que siègent les centres nerveux responsables de la régulation thermique.
  • Eventuellement, lorsque cela est possible, masser le cheval avec une brosse ou un gant en caoutchouc pour faire circuler le sang et l’envoyer vers les organes plus profonds.
  • Si le cheval l’accepte, lui proposer à boire à volonté de l’eau fraîche mais pas froide.

Si le cheval ne récupère pas rapidement avec ces quelques soins, le vétérinaire doit être appelé de toute urgence. Il administrera de grandes quantités de liquide de perfusion par voie intraveineuse (jusqu’à 15 litres) et un anti-inflammatoire destiné à lutter contre le choc et à faire baisser la température. Si le cheval refuse de boire spontanément, et après avoir soigneusement vérifié que le transit intestinal n’est pas arrêté, le vétérinaire pourra administrer un liquide réhydratant à la sonde (6 à 8 litres toutes les demi-heures).

Comment prévenir le coup de chaleur et la déshydratation ?

Avec un minimum de prévention et de préparation, il est tout à fait possible de profiter de nos amis équins même en plein été. Quelques mesures de bon sens s’imposent :

  • Ne laissez pas un cheval attaché en plein soleil.
  • Ne demandez pas au cheval un trop gros effort si la température extérieure dépasse les 30-35°C (préférer une petite balade en forêt ou un travail modéré dans une carrière ombragée, tôt le matin ou tard le soir).
  • Si le cheval est au pré, vérifiez qu’il ait à sa disposition de l’eau fraîche à volonté et une pierre à lécher. Prévoyez un abri ou un emplacement ombragé.
  • Si le cheval passe ses journées au box, prévoyez une aération suffisante, en créant un léger courant d’air.
  • Habituez le cheval à boire des solutions réhydratantes, qui ont forcément un goût différent de celui de l’eau pure.
  • Tondez les chevaux à poils longs et épais pendant les périodes chaudes pour favoriser les échanges entre la peau et l’air.
  • Si un déplacement est nécessaire, roulez si possible pendant les heures les moins chaudes de la journée et programmez des arrêts fréquents pour aérer le van ou le camion et faire boire le cheval.
  • Donnez à boire très régulièrement lors des pauses en randonnée ou entre les épreuves sportives. Si le cheval transpire beaucoup, pensez à compenser les pertes par un apport d’électrolytes dans l’eau de boisson.
  • N’hésitez pas à doucher le cheval, plusieurs fois par jour, ou à le faire marcher dans l’eau des rivières ou la mer en promenades, pour le rafraîchir.
  • En cas de changement de climat, prévoyez une période d’acclimatation à l’ambiance chaude de 2 ou 3 semaines (le cheval s’habitue plus rapidement à un climat plus froid).
  • Remplacez l’alimentation habituelle, une ou deux fois par semaine, par des repas plus rafraîchissants à base de mashes, carottes, pommes, herbes…
  • Apprenez le « test du pli de peau » (cf. encadré). Il vous permet de juger rapidement l’état d’hydratation du cheval.

Quelle quantité d’eau un cheval doit-il boire ?

Le corps d’un cheval contient environ 70% de son poids en eau : soit environ 350 litres d’eau pour un cheval de 500 kg. Au repos, l’eau éliminée dans l’urine, la sueur et le crottin est compensée par l’absorption d’eau de boisson et la nourriture. En climat tempéré, et non soumis à un travail intensif, le cheval boit environ 5 litres d’eau pour 100 kg de poids par jour (soit 25 litres pour un cheval de 500 kg). Par temps chaud, cette quantité est multipliée par 3. Quand le cheval travaille, il peut perdre jusqu’à 10 ou 15 litres d’eau par heure. Si aucun apport supplémentaire ne vient compenser ces pertes, il est logique que le cheval se déshydrate !

Le pli de peau

Le test du pli de peau permet de mesurer le degré de déshydratation du cheval. Pincez la peau au niveau de la pointe de l’épaule et notez le temps qu’il faut pour que la peau revienne à sa place :

  • Remise en place immédiate, le cheval n’est pas déshydraté.
  • En 2 à 3 secondes, la déshydratation est légère.
  • En 6 à 10 secondes, la déshydratation est importante.
  • En plus de 10 secondes, la vie du cheval est en danger, prenez rapidement des mesures de réhydratation !!