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Le cheval qui "mouche"

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Le cheval qui "mouche"

        

Le jetage, écoulement par les naseaux, est un phénomène normal et physiologique, en particulier au moment de la mise à l’exercice : il sert à nettoyer le nez du cheval, de la même façon que nous nous mouchons ! En revanche, il est considéré comme anormal à partir du moment où il devient permanent et/ou très abondant.

Les causes de jetage sont nombreuses

L’appareil respiratoire est très développé chez le cheval par suite de l’adaptation à la course et de la sélection humaine qui a retenu les animaux présentant les conformations les plus aptes à l’effort, mais il est de ce fait relativement fragile.

Sa muqueuse produit en permanence des sécrétions qui le protègent de tout élément nocif contenu dans l’air inspiré et permettent le réchauffement et l’humidification de cet air. Il existe donc en permanence une petite quantité de liquide dans l’appareil respiratoire. Tout dérèglement de cet équilibre se traduit par une augmentation des sécrétions.

Lors d’inflammation discrète, les sécrétions seront séreuses ou muqueuses (transparentes et légèrement visqueuses) ; lors d’inflammation sévère ou de contamination bactérienne, elles seront purulentes (épaisses et de couleur jaune vert) ; lors de pathologies érosives ou invasives, elles seront hémorragiques (présence de sang). Les sécrétions peuvent également être alimentaires (contenant des restes de repas).

Tous les “étages” de l’appareil respiratoire peuvent ainsi être responsables d’écoulement anormal, aussi bien les premières voies respiratoires que l’appareil respiratoire thoracique profond.

Attitude à tenir face à un cheval qui présente un jetage

Si votre cheval présente un jetage, il doit faire l’objet d’une surveillance attentive.

Si le jetage est liquide, clair, bilatéral, non accompagné de toux et que l’état général du cheval est satisfaisant, il s’agit probablement d’un simple “rhume” d’origine virale. Il est préférable, pendant quelques jours, d’éviter les variations de température (éventuellement, mettre une couverture), de réduire le travail, de proposer au cheval des boissons tièdes et des mashes et de le protéger de toute irritation respiratoire (surveiller l’aération et le fourrage). Les naseaux seront nettoyés avec une éponge humide strictement réservée à cet usage et ce, une à deux fois par jour et tout rentre généralement dans l’ordre en moins d’une semaine.

Si le cheval vit dans un environnement poussiéreux, le jetage peut provenir des particules de poussière en quantité abondante ; celles-ci sont mises en évidence en essuyant les naseaux. Un changement dans les conditions de vie s’impose.

Enfin la quantité de jetage peut augmenter après un effort important ou un transport prolongé, sans qu’aucune pathologie n’y soit associée.

En revanche, si l’écoulement nasal dure plus de 2-3 jours, s’il est abondant, s’il change d’aspect ou si d’autres symptômes apparaissent (fièvre, toux, perte d’appétit, respiration anormale au repos, hypertrophie des ganglions de l’auge…), il est plus prudent de le montrer à votre vétérinaire.

Enfin, si le cheval présente des signes évidents d’infection (fièvre, hypertrophie ganglionnaire, jetage purulent), la première mesure à prendre est de l’isoler de ses congénères.

Quand consulter ?

Essentiellement associé à des troubles respiratoires, plus rarement à des troubles digestifs ou neurologiques, voire cardiaques, le jetage doit toujours être pris au sérieux et faire l’objet d’une consultation par votre vétérinaire équin.

Au terme des examens (examen clinique classique et examens complémentaires éventuels tels que endoscopie, échographie, analyses sanguines…), celui-ci doit pouvoir définir le territoire respiratoire atteint, mettre en évidence la cause du jetage et évaluer les répercussions fonctionnelles de l’affection sur l’organisme.

Prévention

Cinq points essentiels sont à respecter pour limiter l’apparition de jetage et de troubles respiratoires en général :

  • Conditions de vie du cheval : la litière doit être de bonne qualité, sans poussières ni moisissures, renouvelée régulièrement pour limiter les vapeurs d’ammoniac. Si le cheval vit en box, la ventilation doit être assurée par des entrées d’air basses et des sorties d’air hautes. Pour limiter la présence de poussières dans l’environnement proche du cheval, la paille et le foin seront stockés à l’écart des boxes, le balai sera passé en l’absence du cheval et le manège sera arrosé régulièrement.
  • Conditions de transport : la position du cheval en camion (attaché haut et court) favorise la stagnation de mucus, lieu de développement idéal pour les bactéries opportunistes, surtout s’il fait chaud. Il est nécessaire de bien aérer pendant le trajet et de prévoir des pauses fréquentes au cours desquelles le cheval est, sinon descendu, du moins détaché.
  • Travail : il doit être adapté au cheval. Il faut prévoir des temps d’échauffement et de récupération et sécher le cheval après l’effort.
  • Vaccinations : elles doivent être à jour, surtout pour la grippe et la rhinopneumonie. Si le cheval ne vit pas seul, tout l’effectif doit être vacciné.
  • Quarantaine : tout nouvel arrivant dans une écurie doit être isolé pendant deux semaines, le temps de s’adapter à son nouvel environnement microbien et pour éviter toute transmission de germes si par hasard il est en période d’incubation.

Si un jetage peu abondant et séreux chez le cheval lors d’une bonne séance de travail est un phénomène physiologique normal, tout écoulement plus important, surtout de nature purulente ou hémorragique, doit retenir l’attention du propriétaire et faire l’objet d’un avis médical.

L’écoulement nasal n’est pas toujours visible au moment de l’observation. Il faut alors rechercher des signes indirects de jetage : des “crachats” sur le sol ou les murs, des marques de décoloration et/ou d’irritation, des croûtes sèches sur les naseaux et le devant des antérieurs…