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Les urgences vétérinaires

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Les urgences vétérinaires

        

Les urgences sont des situations délicates pour le propriétaire et pour le vétérinaire. Pour le propriétaire, il est souvent difficile d'établir le caractère urgent vis-àvis d’un signe ou d'une maladie présenté par son animal : un problème qui évolue depuis quelques jours peut être d'un coup une urgence, a contrario l'apparition brutale d’un signe impressionnant nécessite-t-elle une visite immédiate ou différée ? Pour le vétérinaire, la réponse à ces situations est médicale et affective visà- vis d'un propriétaire inquiet.

Le code légal : le code de déontologie

Les devoirs du vétérinaire, en matière d’urgences, sont dictés par le code de déontologie (Art R 242-48) :

  • « Le vétérinaire assure lui-même ou par l'intermédiaire d'un de ses confrères la continuité des soins aux animaux qui lui sont confiés.
  • Il informe le public des possibilités qui lui sont offertes de faire assurer ce suivi médical par un confrère.
  • Il doit répondre dans les limites de ses possibilités à tout appel qui lui est adressé pour apporter des soins d'urgence à un animal. S'il ne peut répondre à cette demande, il doit indiquer le nom d'un confrère susceptible d'y répondre. En dehors des cas d'urgence, il peut refuser de prodiguer des soins à un animal ou à un lot d'animaux pour des motifs tels qu'injures graves, défaut de paiement, pour des raisons justifiées heurtant sa conscience ou lorsqu'il estime qu'il ne peut apporter des soins qualifiés. »

En pratique, qui contacter ?

  1. Le vétérinaire qui suit votre animal.
  2. Le vétérinaire que votre vétérinaire vous conseille pour la continuité des soins.
  3. La gendarmerie ou la police nationale doivent être en mesure de vous indiquer le vétérinaire de garde.
  4. Certaines structures vétérinaires (Universités, Centres hospitaliers vétérinaires) possèdent un service ouvert 24h/24 pour assurer les soins d’urgence.
  5. Dans certaines grandes villes, il existe des vétérinaires qui assurent les urgences à domicile (équivalent de SOS médecin).

Les écoles vétérinaires

  • Maisons Alfort

(Paris-RP) 7, avenue du Général de Gaule 94700 Maisons Alfort Fermé au mois d'août Tél. : 01 43 96 72 72

  • Toulouse

23, chemin des capelles 31076 Toulouse cedex 3 Tél. : 05 61 19 38 62

  • Nantes

Atlanpôle-La Chantrerie BP 40706 44307 Nantes cedex 3 Tél. : 02 40 68 78 98 / 02 40 68 78 99

  • Lyon

2, route de Saint Bel 69280 Marcy-l'Etoile Tél. : 04 78 87 07 07

Exemples de ce qui peut attendre le lendemain

  • une faible boiterie, sans répercussion sur l'état général,
  • une petite plaie non invalidante sur laquelle la pose d'un pansement permet de soulager l'animal et d'arrêter le saignement,
  • la présence d’une tique,
  • un trouble cutané évoluant déjà depuis quelques jours, en l'absence de lésion suintante et de répercussion sur l'état général.
  • une diarrhée évoluant depuis plusieurs jours, peu profuse, sans perte d’appétit ni dégradation de l’état général.

Les soins à la maison

  • Le soin d’une plaie Quelle que soit l’origine de la plaie, il convient en premier lieu de couper les poils autour de la plaie et de la nettoyer abondamment pour enlever les saletés qui s’y trouvent. Pour désinfecter, le Dakin, la Bétadine, l’Hexomédine sont des produits utilisables chez l’animal. N’appliquez pas d’alcool : ça brûle et son pouvoir désinfectant n’est pas très intéressant. Sinon, une goutte d’eau de javel dans un peu d’eau tiède peut faire l’affaire.  
  • Retirer une tique Si la tique se sent stressée, elle relargue rapidement tous les parasites qu’elle renferme ; pour éviter cela, il faut utiliser une pince spécialement adaptée au retrait des tiques et ne lui appliquer ni alcool ni éther avant la manipulation. Après le retrait de la tique, il faut désinfecter le lieu de la morsure.

Ce qui doit motiver l'appel à votre vétérinaire

(liste non exhaustive)

  • Les accidents de la voie publique Quand s'inquiéter ? Tout accident avec une voiture, choc violent ou chute, doit motiver la visite chez le vétérinaire. Les gestes qui sauvent : si la colonne vertébrale semble touchée, il faut glisser le corps de l’animal sur une planche et l’y attacher, le plus précautionneusement possible, de sorte que le portage de l'animal n'aggrave pas les lésions sur la moelle épinière.  
  • Les accidents de chasse Quand s'inquiéter ? Toutes les blessures de chasse doivent être nettoyées, désinfectées et suturées par le vétérinaire. L'administration d'antibiotiques est également nécessaire. Les gestes qui sauvent : la pose d'un garrot (morceau de tissu serré sur la plaie) est nécessaire sur les plaies qui saignent abondamment, le temps de se diriger chez le vétérinaire (ne pas le laisser en place plus de 2 heures).  
  • Les morsures entre congénères Quand s'inquiéter ? Les morsures entre congénères peuvent être très vulnérantes, malgré parfois des signes discrets au niveau cutané : deux petits trous dans la peau mais des muscles mâchés dessous. De plus, ces morsures transmettent de nombreuses bactéries. Les gestes qui sauvent : couper les poils autour des impacts de dents et savonner longuement la plaie.  
  • Les diarrhées et/ou vomissements profus avec déshydratation Quand s'inquiéter ? Consultez le vétérinaire lors de répétition de diarrhées très liquides et/ou de vomissements avec absence totale d’appétit et altération de l'état général, d'autant plus rapidement chez le chiot et chez le vieil animal, en particulier s’il présente une insuffisance cardiaque ou une insuffisance rénale. Les gestes qui sauvent : en cas de diarrhée, forcez l'animal à boire, faites-lui manger du riz et administrez lui du Smecta®.  
  • Les urgences autour de la mise-bas Quand s'inquiéter ? Au cours de la mise bas : lorsque l'accouchement vous paraît trop long, qu'il y a eu plus de 2 heures entre la perte des eaux foetales et l'expulsion du chiot, lorsque la mère pousse depuis longtemps, que le chiot est visible et qu’il ne sort pas, lorsque la chienne arrête ses contractions alors que tous les chiots ne sont pas expulsés…
    Pendant la lactation : lorsqu'un chiot ne boit plus et pleure, lorsqu’il a vomi ou a de la diarrhée ou lors de mortalité sur un ou plusieurs chiots…  
  • Les ingestions accidentelles de toxique Quand s'inquiéter ? Nos animaux peuvent avoir accès à un certain nombre de produits toxiques (raticides, produits phytosanitaires, détergents…) ou à des produits qui peuvent être toxiques pour eux (plantes, médicaments humains). Pour les produits toxiques caustiques, il ne faut surtout pas tenter de faire vomir et ne pas neutraliser le toxique (ne pas faire boire de l’acide quand le chien a bu un produit contenant de la soude par exemple).  Pour certains produits toxiques, dans les 2 heures suivant l’ingestion, les vomissements peuvent être provoqués. Ensuite, les conséquences de l'ingestion dépendent du produit. Les gestes qui sauvent : assurez-vous que vos animaux ne puissent pas avoir accès aux produits qui peuvent leur être toxiques, à vos médicaments, aux produits ménagers... Pour les médicaments, quel que soit le médicament ingéré, contacter le centre antipoison ou votre vétérinaire : les effets d'un médicament humain sont très différents sur l'animal (par exemple, le paracétamol est particulièrement toxique pour le chat). Ne faites pas boire de lait. Apportez si possible les références du produit ingéré (emballage, plante…) chez le vétérinaire et essayez d’estimer les quantités absorbées.  
  • Les ingestions accidentelles de corps étrangers Quand s'inquiéter ? Lors d'injection accidentelle de corps étrangers de grosse taille, linéaire (ficelle, bas ou collants, raphia, tissu déchiqueté…), contactez immédiatement le vétérinaire. Pour les corps étrangers de petite taille, surveillez le transit pendant 48 heures et vérifiez qu'il soit assuré : si l'appétit s'arrête et que votre animal est abattu ou vomit, contactez rapidement le vétérinaire.  
  • Les envenimations (vipères, chenilles processionnaires) Quand s'inquiéter ? Si vous voyez votre animal jouer/être mordu avec une vipère ou être en contact avec des chenilles processionnaires, contactez très rapidement le vétérinaire. Les signes cliniques de ces piqures ou morsures sont un gonflement très important de la partie touchée avec un abattement de l'animal. Les gestes qui sauvent : pour les morsures de vipère, ne mettez pas de garrot. Pour les envenimations par les chenilles processionnaires, rincez la bouche très abondamment avec un jet d'eau pour enlever le plus de poils urticants.  
  • La toux incoercible avec tentatives de crachat de mousse Quand s'inquiéter ? Cette toux avec tentatives de crachat de mousse est une toux d’oedème pulmonaire. Elle doit motiver rapidement la consultation chez votre vétérinaire. L'oedème pulmonaire est souvent la conséquence d'une insuffisance cardiaque.  
  • Le coup de chaleur Le coup de chaleur survient lorsque la température extérieure augmente au-delà de la température corporelle. En effet, l’animal est très mal « équipé » pour lutter contre la chaleur : il ne sait pas transpirer et l’halètement ne suffit parfois pas à refroidir l’organisme. Le coup de chaleur correspond à un oedème cérébral mortel. Les gestes qui sauvent : il faut donc être très prudent lors de forte chaleur et ne jamais laisser un animal dans une voiture ou en plein soleil. En cas de début de coup de chaleur, envelopper votre animal dans une serviette humide, en particulier la tête et faites-le boire.  
  • Un épillet dans une oreille Quand s'inquiéter ? De retour de promenade ou de l'extérieur, votre chien porte la tête sur le côté et se plaint très vivement lorsqu'on lui touche l'oreille. Les gestes qui sauvent : ne différez pas votre visite chez le vétérinaire, sinon, l’épillet continuera de descendre le conduit auditif pour atteindre le tympan, le percer et poursuivre son chemin.
  • Les obstructions urinaires avec incapacité ou difficulté à uriner Quand s’inquiéter ? Votre chat va de nombreuses fois dans la litière et y passe plusieurs minutes sans que rien ne sorte. Les symptômes d’obstruction urinaire peuvent être parfois confondus avec de la constipation. La vessie se gonfle sans pouvoir être vidangée. Le ventre est gros, tendu et douloureux, le chat miaule. Ces signes motivent un appel d’urgence à votre vétérinaire.  
  • Les douleurs abdominales intenses Quand s’inquiéter ? Une douleur d’apparition brutale au niveau du ventre est le reflet d’une maladie qui peut toucher l’appareil digestif, l’appareil urinaire ou l’appareil gynécologique chez la femelle. Parmi ces douleurs abdominales on retient également chez le grand chien, le syndrome dilatation-torsion de l’estomac qui est une urgence vitale (voir la fiche véto correspondante). La manifestation d’une douleur abdominale intense avec abattement et perte d’appétit est un motif d’appel en urgence.  
  • Les convulsions Les convulsions résultent d'une activité électrique anormale d'un groupe de neurones : elle résulte de lésions cérébrales appuyant sur les neurones (tumeur, hématome cérébral, fracture des os du crane, oedème cérébral…), de perturbations fonctionnelles ou métaboliques (hypoglycémie, hypocalcémie, encéphalose hépatique, intoxication) ou de troubles de la transmission nerveuse (épilepsie). Quand s’inquiéter ? Des convulsions successives, sans que l'animal ne reprenne conscience, entraînent des dommages cérébraux extrêmement graves et irréversibles : il faut à tout prix arrêter les convulsions.  
  • Les urgences en ophtalmologie Quand s’inquiéter ? Toute anomalie de l’oeil d’apparition brutale est un motif de consultation en urgence : un oeil plus gros que l’autre (glaucome), un corps étranger dans l’oeil (épine, épillet), un oeil avec un voile bleuté à blanc (ulcère cornéen), tout choc violent sur l’oeil, des paupières enflées, des yeux très rouges, un animal qui se frotte les yeux avec ses pattes… Chez les chiens brachycéphales à yeux globuleux, lors de choc violent, l’oeil peut sortir de son orbite : pourtant très impressionnant, ce phénomène peut être résolu sans séquelles si des soins rapides sont prodigués. Les gestes qui soulagent : un bon rinçage des yeux avec du sérum physiologique permet d’éliminer des petites poussières irritantes et de soulager l’animal.

Ces visites en urgence et de surcroit à domicile ont un coût supérieur aux consultations pendant les horaires d’ouverture. Selon la situation géographique et le service proposé, on peut s’attendre à une facture de la consultation (hors examens complémentaires, soins et/ou médicaments) de 60 à 100 euros.