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Bien vermifuger son chat

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Bien vermifuger son chat

        

Quels que soient son mode de vie (citadin ou rural) et son alimentation (industrielle ou ménagère), le chat héberge dans son tube digestif de nombreux vers parasites, ronds ou plats, dont il faut l’aider à se débarrasser régulièrement. Grâce à cet abécédaire, apprenez quand, comment et pourquoi vermifuger votre chat !

A comme Ascaris

Les ascaris sont les vers ronds les plus fréquemment rencontrés chez le chat. La forme adulte mesure 4 à 8 cm de long et vit dans le tube digestif du chat (estomac ou intestin).

Le cycle des ascaris est très simple : les vers parasites pondent des oeufs, rejetés dans le milieu extérieur avec les selles. Le chat se contamine en mangeant ces oeufs. Il faut savoir qu’un oeuf d’ascaris peut survivre jusqu’à 2 ans dans le milieu extérieur. Après l’ingestion, l’oeuf migre dans le tube digestif du chat et s’y développe, donnant des larves puis de nouvelles formes adultes. 

Les larves d’ascaris ont la particularité de pouvoir « s’enkyster » dans différents tissus, les muscles en particulier, pendant plusieurs mois. Elles sont alors insensibles au vermifuge. Chez les chattes, à l’occasion d’une gestation, les larves peuvent sortir de leur état d’hibernation et reprendre leur migration en direction de la mamelle. Après la mise-bas, les chatons nouveau-nés seront contaminés par le colostrum puis le lait. D’où l’intérêt de vermifuger de façon précoce les chatons.

C comme Contamination

Le chat se contamine de deux façons principales :

  • Soit en ingérant directement les oeufs de parasites que lui-même ou un congénère a rejeté dans ses selles.
  • Soit en ingérant un animal infesté par des parasites (rongeurs, poissons, puces…).

Les chats vivant à l’extérieur et adeptes de la chasse sont donc particulièrement exposés à l’infestation par des parasites internes.

H comme Hygiène

La vermifugation doit s’accompagner de mesures d’hygiène :

  • Séparer le lieu d’alimentation (gamelles d’eau et de nourriture) du lieu d’élimination (bac à litière).
  • Eliminer quotidiennement les selles de la litière.
  • Renouveler la litière, nettoyer et désinfecter le bac toutes les semaines.
  • Traiter régulièrement le chat contre les puces.
  • Exiger des enfants qu’ils se lavent les mains après avoir joué avec le chat.
  • Interdire au chat l’accès au bac à sable des enfants, et si possible au potager.

I comme Idée fausse

Contrairement à une idée reçue, un chat qui mange de l’herbe ne se « purge » pas. Le fait de manger de l’herbe ne permet pas l’élimination des parasites intestinaux. Au contraire, si le chat mange de l’herbe sur un sol contaminé, il le sera à son tour. Seul un vermifuge de bonne qualité peut éliminer les parasites.

M comme Mise en évidence des parasites

Il est assez facile de mettre en évidence une infestation par les ténias : les oeufs sont rejetés dans des anneaux visibles dans les selles, et quelquefois sous la queue, du chat. Ils sont de couleur blanche et mesurent environ ½ cm. Ils sont mobiles à l’état frais, puis se dessèchent et prennent alors l’aspect de grain de riz assez caractéristique.

Il peut arriver, dans les cas d’infestation massive par les ascaris, que le chat vomisse les vers parasites ou les rejette dans ses selles. 

En cas de doute, une analyse coprologique permet d’identifier très précisément les parasites ; il suffit d’apporter un échantillon de selles à votre vétérinaire.

R comme Rythme de vermifugation 

  • Les chatons doivent être vermifugés toutes les 2 à 3 semaines à partir de l’âge de 3 semaines.
  • Les chats adultes (à partir de 7-8 mois) seront vermifugés tous les 3 mois, donc 4 fois par an. Pour les chats qui ne sortent jamais et sont nourris avec une alimentation industrielle, une vermifugation 2 fois par an est suffisante.

S comme Symptômes

  • Chez les  chats adultes, les symptômes provoqués par une infestation parasitaire sont généralement assez frustres : poils secs, ternes et piqués, troubles digestifs (appétit capricieux, alternance de diarrhées et de constipation, vomissements), démangeaisons au niveau de l’anus en cas d’infestation par les ténias, quelquefois toux. Un parasitisme important entraîne une baisse de l’état général et une diminution des défenses immunitaires : le chat devient plus sensible aux infections.
  • Chez les chatons, surtout infestés par les ascaris, les symptômes sont plus importants : troubles digestifs (diarrhées, vomissements, abdomen gonflé) et retard de croissance car les vers se nourrissent au détriment du chaton. En nombre important, les ascaris peuvent former des « pelotes » et être à l’origine d’obstruction intestinale.

T comme Ténia

Les vers plats les plus fréquents chez le chat sont les ténias. Le corps de l’adulte est un long ruban (jusqu’à 60 cm de long), formé d’anneaux successifs, visibles à l’oeil nu, dont les derniers contiennent les oeufs. Contrairement aux ascaris, les ténias ont besoin d’un hôte intermédiaire pour se développer. La puce est l’hôte intermédiaire de  Dipylidium caninum, principal ténia chez le chat.

Le cycle est un peu plus complexe. Le ténia vit dans le tube digestif du chat. Les oeufs qu’il pond sont rejetés dans le milieu extérieur avec les selles. Une larve de puce consomme les oeufs. Elle devient une puce adulte, hébergeant des larves de ténia, qui saute sur le chat qui l’ingère en faisant sa toilette. La boucle est bouclée : le chat vient d’ingérer des larves de ténia qui se développeront dans son tube digestif…

Les chats qui vivent à l’extérieur et consomment le produit de leur chasse peuvent être contaminés par d’autres vers plats : les rongeurs, les poissons de rivière, les grenouilles, les mollusques, les poux et même les vers de terre sont les hôtes intermédiaires d’autres types de ténia.

V comme Vermifuge

Le choix est très vaste, tant au niveau du principe actif que de la présentation.

  • Certains principes actifs agissent plutôt sur les vers ronds, d’autres sur les vers plats. Quelques vermifuges associent plusieurs principes actifs.
  • Les vermifuges suppriment les formes adultes des parasites, rarement les formes larvaires. D’où l’intérêt de vermifuger régulièrement pour prévenir les ré-infestations.
  • Lisez attentivement les précautions d’emploi : certains vermifuges ne conviennent pas aux femelles gestantes ou allaitantes.
  • Les femelles gestantes doivent être vermifugées 15 jours avant et un mois après la mise-bas.
  • Utilisez pour les chatons des produits adaptés à leur âge.
  • Les vermifuges existent sous forme de comprimés, de pâtes, de pipette « spot-on » à déposer sur le dos… Le choix de la présentation se fait essentiellement selon le caractère du chat !
  • Le dosage du vermifuge sera calculé en fonction du poids du chat. Attention à ne pas sur-doser, ni sous-doser.
  • La plupart des vermifuges s’administrent en une seule fois, sauf pour certains traitements contre le ténia qui doivent être administrés sur 3 à 5 jours.
  • Il est conseillé de vermifuger le chat 10 jours avant une vaccination.
  • Sauf indication contraire portée sur la notice, il est inutile que le chat soit à jeun avant l’administration de vermifuge.
  • Les phénomènes de résistance étant rares, il n’est pas nécessaire de changer de principe actif à chaque fois.
  • Tous les chats de la maison seront vermifugés en même temps.
  • Bien entendu, n’utilisez en aucun cas des produits destinés au chien, même en diminuant les doses…

Il est préférable de demander à votre vétérinaire qui saura utilement vous conseiller selon l’âge de votre chat, son mode de vie, sa docilité à prendre les médicaments et l’importance de l’infestation parasitaire.

Z comme Zoonose (maladie animale transmissible à l'homme)

Certains parasites du chat peuvent être dangereux pour l’Homme, en particulier pour les enfants et les personnes fragiles (personnes immunodéprimées, personnes âgées, femmes enceintes…).

Si les enfants jouent dans des bacs à sable fréquentés par les chats pour y faire leurs besoins, ils peuvent être contaminés par des ascaris : les enfants ingèrent généralement les oeufs en portant leurs mains sales à leur bouche. Les oeufs se transforment ensuite en larves qui migrent dans différents organes. Les symptômes sont peu caractéristiques (crises asthmatiformes, douleurs musculaires, réactions cutanées…) mais ils peuvent être gravissimes si les larves se localisent dans les yeux ou le cerveau !

Une maladie sévit actuellement dans l’est de la France, due à des larves de ténias échinocoques (Echinococcus multilocularis)  hébergés par des rongeurs. Le chat se contamine en mangeant les rongeurs. Il excrète ensuite des oeufs de ténia. L’Homme ingère accidentellement ces oeufs, par exemple en consommant des baies sauvages ou des pissenlits souillés par les déjections de chat. Des larves se développent dans son foie, ses poumons ou son cerveau, causant de très graves lésions potentiellement mortelles. La maladie est actuellement en progression vers l’ouest de la France.