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Mon lapin de compagnie

        

Le lapin et ses proches cousins, les petits rongeurs, deviennent des animaux de compagnie de plus en plus prisés. On compterait plus de 3 millions de ces nouveaux animaux de compagnie (NAC) en France. Vous venez d’adopter un lapin ; nous vous donnons quelques conseils pour que son arrivée dans la famille soit une réussite.

Quelques éléments d'anatomie

Notre petit lapin domestique est le descendant du lapin de garenne. C’est un lagomorphe qui pèse, selon les races, de 500 g à 8 kg.

Les dents du lapin poussent de façon continue, de 10 à 12 cm par an pour les incisives. Il possède 28 dents : sur la mâchoire du haut, on retrouve par demi-mâchoire, 2 incisives (situées l'une derrière l'autre), pas de canine, 3 prémolaires et 3 molaires ; sur la mâchoire du bas, il y a 1 incisive, pas de canine, 2 prémolaires et 3 molaires.

Le tube digestif présente la particularité de contenir un grand cæcum qui occupe la majeure partie de l'abdomen.

Son champ de vision est de 190° pour chaque œil. Son œil peut se couvrir d'une troisième paupière, aussi appelée membrane nictitante.

Le squelette du lapin est relativement fragile puisqu'il n'occupe que 8 % de son poids vif contre 13 % chez le chat par exemple : le risque de fracture des postérieurs ou des vertèbres est alors important dans cette espèce.

Le lapin domestique vit entre 8 et 10 ans, avec des records à 16 ans. Sa longévité est garantie par un mode de vie adéquat (exercice, vie en liberté, entretien de la cage), des soins réguliers (consultez périodiquement votre vétérinaire) et une bonne alimentation.

Le lapin domestique est un très bon animal de compagnie

Le lapin est un concentré de vitalité, de bêtise et d’espièglerie avec un caractère très affirmé. Il est actif tôt le matin et tard dans l'après-midi voire en début de soirée, ce qui fait de cet animal une réelle bonne compagnie dans une famille : on peut le sortir le matin au petit déjeuner avant de partir à l'école, et il sera disponible au goûter pour quelques cabrioles ! Il s'alimente généralement à la fin de ces deux périodes d'activité avant de passer à un bon repos digestif.

Le lapin marque son territoire avec des sécrétions inodores issues de glandes situées sous le menton ainsi que chez le mâle non castré par des jets d'urine.

Un mode alimentaire un peu particulier : la cæcotrophie

Le lapin est un herbivore monogastrique (= un seul estomac) qui a un comportement particulier de « cæcotrophie ». Le lapin ingère environ deux tiers de sa ration au crépuscule et à l'aube, le reste au cours de la journée ; il digère très bien les protéines végétales mais relativement mal les fibres. Dans le cæcum, ces fibres peu digérées forment des cæcotrophes (sortes de crottes mais très différentes des crottes normales : luisantes, humides et se présentant en grappes) que le lapin réingère en les prélevant directement à l'anus : par ce comportement très particulier, le lapin valorise davantage les fourrages grossiers et épargne l’eau et les électrolytes. Les cæcotrophes sont émis la nuit ou le matin.

Le foin, de bonne qualité, doit absolument représenter la base de son alimentation. Il doit toujours être propre et sec, renouvelé fréquemment et distribué à volonté dans un râtelier pour éviter qu'il ne soit souillé ! Il faut surtout éviter la paille, le foin de trèfle et de luzerne, ainsi que le maïs. Les granulés doivent être distribués avec parcimonie, car riches en protéines et en calcium ils favorisent l’apparition de calculs rénaux ou vésicaux, ainsi que l'obésité, de plus leur temps de consommation, trop court, ne favorise pas une bonne usure dentaire. Les légumes sont un élément très important du régime de votre lapin : brocoli, chou, persil, cresson, feuilles de céleri, carotte et fanes, endive, trévise, basilic, trèfle et autres herbes... Les fruits sont très riches en sucres et favorisent l’obésité. La quantité à administrer doit donc être très limitée. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire afin de bien équilibrer l’alimentation de votre compagnon. Le bouton d'or, la digitale, le colchique et le coquelicot sont toxiques. Une alimentation équilibrée ne nécessite pas de complémentation vitaminique puisque le lapin sait les fabriquer (a contrario, un excès de vitamine D est toxique).

 

La reproduction du lapin de compagnie

La maturité sexuelle est acquise chez le lapin à l'âge de 4 ou 5 mois. Il est conseillé d'attendre l'âge de 7 à 8 mois pour la mise à la reproduction.

Chez le mâle, les testicules circulent librement entre l'abdomen et le scrotum. Chez la femelle, l'ovulation est provoquée par la saillie, au moment des chaleurs (ou périodes de réceptivité) qui ont lieu toute l'année. Pendant ses chaleurs, la lapine ne perd pas de sang, elle est simplement plus excitée, sa vulve est gonflée et lorsqu'on la caresse sur le dos, elle relève la queue. Les périodes de réceptivité sont surtout marquées en jours augmentant (de janvier à juillet) ; elles durent de 4 à 6 jours tous les 10 à 15 jours. Pour la période à jours descendant (d’août à décembre), il peut se passer 1 mois entre deux chaleurs.

Lorsque l'on met le mâle en contact avec la femelle en période de réceptivité, l'accouplement, durant quelques secondes, est précédé d'une mini course-poursuite. Une seule saillie est nécessaire. Cependant, la femelle gestante peut accepter le mâle jusqu'à la seconde moitié de la gestation.

La femelle porte ses petits pendant 30 à 32 jours. Elle change de comportement dans les 10 jours qui précèdent la mise bas et commence à faire son nid : pour cela elle cherche un endroit abrité (lui fournir une petite maison avec un toit amovible) dans laquelle elle prépare un nid douillet avec du coton, des brindilles et des poils qu’elle s'arrache de son ventre (ce qui dégage également l’accès aux mamelles pour les petits). Une femelle qui aurait été saillie sans qu'il y ait gestation peut présenter une grossesse nerveuse manifestée par la création de ces nids : il est alors conseillé de les détruire pour stopper cette grossesse nerveuse.

La mise bas a souvent lieu au petit matin, elle dure quelques heures. Le petit met une dizaine de minutes à sortir ; la femelle est debout comme pour faire ses besoins. Elle tire sur le lapereau et coupe le cordon avec ses dents puis mange le placenta. Il est impératif de laisser la femelle tranquille, sans la regarder pendant l’accouchement. Le lapereau naît nu et les yeux fermés (espèce nidicole). Les problèmes de mise bas sont rares chez la lapine ; il faut principalement veiller à ce que la gestation ne dépasse pas 32 jours, le cas échéant, consultez votre vétérinaire.

Pendant l'allaitement, la lapine va seulement 1 à 2 fois par jour dans le nid pour nourrir ses petits (elle possède 8 à 10 mamelles). Pendant cette période, il ne faut surtout pas toucher les lapereaux. Les phénomènes de cannibalisme sont malheureusement fréquents chez la femelle trop jeune ou stressée, lorsque les petits ont été touchés, lorsque la cage n'est pas adaptée ou la litière sale ou lorsque la femelle manque d'eau et de nourriture. Au bout de cinq jours, un duvet apparaît sur le corps des lapereaux. Ils ouvrent les yeux à 10 jours et font leur première sortie du nid vers le 15e jour. Il est raisonnable d'attendre la troisième semaine avant de toucher les petits. On peut les séparer de la mère à partir de la septième semaine. Dans le cas de lapereaux orphelins, l'allaitement artificiel est possible avec du lait maternisé pour chiot ou chaton que vous trouverez chez votre vétérinaire. On distribue alors quelques millilitres 3 à 4 fois par jour à l'aide d'une petite seringue. C'est à partir de l'âge de 4 semaines que l'on peut tenter de faire la différence entre un mâle et une femelle. Chez la femelle, on recherche une petite fente, chez le mâle un orifice circulaire, à une distance de l'anus plus grande que chez la femelle.

Si vous ne souhaitez par faire reproduire votre lapin ou s'il présente des comportements gênants (chevauchements, marquage urinaire), il est possible de le stériliser à partir de l’âge de 6 à 8 mois.

La maison idéale de mon lapin

La cage idéale renferme un espace suffisant pour que l'animal trouve un abri, puisse faire de l'exercice et accéder facilement à sa nourriture et à son eau : 60x50x40 cm pour un lapin et 0.5m² par lapin en cohabitation. On conseille davantage les cages métalliques, mais les cages en plastique ou en verre sont possibles. On aime également les fonds pleins, solides et amovibles qui seront remplis de litière. Le bac à nourriture est stable et lourd pour ne pas être renversé et on dispose un biberon vertical. On agrémente la cage d’un abri (maison avec un toit amovible), d’une échelle et de branchages. Pour fabriquer son nid, le lapin a besoin de coton, de paille, de brindilles ou de morceaux de tissu.

La litière peut être composée de foin, de paille ou de copeaux de sciure de bois de bonne qualité. On en met 2 à 3 cm d'épaisseur et on la renouvelle une fois par semaine, tout en retirant les endroits souillés chaque jour.

La cage est disposée dans un endroit calme et discret, plutôt en hauteur, en évitant les expositions à la chaleur et aux courants d'air. La température idéale est de 18-19°C, avec une hygrométrie de 50 % (disposer un humidificateur dans les pièces chauffées et sèches l'hiver)

Il est possible de prévoir des périodes de liberté dans l'habitation en protégeant les papiers, les tentures, les meubles, les fils électriques… dont le lapin pourrait être friand. L'été, il peut être placé dans un enclos à l'extérieur, à l'abri du soleil direct et hors des courants d'air.

Comment tenir mon lapin sans lui faire mal ?

Pour attraper le plus facilement possible son lapin, il est conseillé de le tenir fermement avec ses deux mains de part et d'autre de son corps. Pour les individus un peu plus nerveux, il est possible de le prendre par la peau du dos. Le lapin mord rarement, en revanche il peut griffer. La contention doit être douce pour éviter qu'il ne se rue et se blesse la colonne vertébrale.

Quel compagnon pour mon lapin ?

Adopter un second compagnon est parfois tentant mais n'est pas une réelle évidence. Dans le choix de l'espèce, seul le cobaye a des chances de bien s'entendre avec le lapin : ils ont besoin des mêmes tailles de cage, possèdent les mêmes rythmes de vie et présentent à l'état sauvage des affinités naturelles. Le hamster, à activité nocturne, empêcherait le lapin de dormir.

La notion d'harmonie de couple n'est pas systématique chez le lapin ; l’acquisition d’un couple peut par ailleurs s'avérer dans le temps difficilement gérable puisque la lapine peut mettre au monde 2 à 4 portées par an. Si l'on désire adopter un second compagnon, le choix du sexe ne répond pas une règle générale. On peut éventuellement conseiller deux femelles ou une femelle et un mâle castré. Lorsque vous ramenez un deuxième animal à la maison, il n'est pas question de le mettre d'emblée avec le premier : le nouveau peut avoir des maladies (gale, teigne ou diarrhée latente) et il doit s'habituer au nouveau microbisme. On conseille donc une quarantaine de 15 jours à trois semaines, dans des cages séparées. Au départ, ces cages seront très éloignées l'une de l'autre. A l’issue de la « quarantaine » on rapprochera les cages pour que les deux animaux puissent se voir et se sentir. Il y aura une période de latence où chacun regardera l’autre de façon plutôt platonique puis parfois quelques provocations. Il n'y a pas de règles quant à la mise en contact des deux animaux, c'est à vous d'adapter en fonction des caractères de l'ancien et du nouveau lapin.

Les soins du quotidien

Le lapin de compagnie a besoin de quelques attentions. Il est possible de lui couper les ongles s’il ne les use pas naturellement : les premières fois, demandez conseil à votre vétérinaire pour savoir à quel endroit couper pour que ça ne blesse pas le lapin.

Pour les races à fourrure, il est conseillé de les brosser une fois par semaine pour éviter la formation de nœuds qui pourraient être la cause de maladies dermatologiques.

Les dents du lapin poussent de façon continue, il est important de surveiller qu’elles ne soient pas trop longues : consultez alors votre vétérinaire qui les coupera avec des outils adéquats (pinces, limes, petite scie).

Des vaccinations peuvent s’avérer nécessaires en fonction du mode de vie de votre lapin (vie en extérieur, contact avec d’autres animaux, collectivité…) : vaccin contre la myxomatose, vaccin contre la maladie hémorragique. De même, la vermifugation régulière est préconisée dans certains cas. Ces conseils vous seront donnés par votre vétérinaire au cours des visites annuelles qu’il pourra vous proposer.