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Les traitements homéopatiques

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Les traitements homéopatiques

        

L’homéopathie est peut-être la plus connue des médecines douces, souvent décriée par les partisans de la « vraie » médecine, quelquefois jugée comme acceptable parce qu’inoffensive. Elle repose sur trois principes qui seront expliqués dans cette fiche pratique : la similitude, l’individualisation et l’infinitésimal. Avant de vous lancer dans l’automédication, prenez conseil auprès d’un vétérinaire. L’homéopathie n’est pas une spécialité de la médecine vétérinaire : les « vétérinaires homéopathes » ont suivi une formation complémentaire après leurs études.

Quel est le principe de l’homéopathie ?

Développée au 19ème siècle par un docteur allemand, Samuel Hahnemann, l’homéopathie repose sur un principe de similitude : une substance et une maladie produisant des symptômes similaires s’annulent réciproquement. D’où le terme « homéopathie » issu du grec homoios (semblable) et pathos (maladie).

En d’autres termes, un homéopathe (médecin ou vétérinaire) prescrit, pour soigner une affection, une substance qui, administrée en doses massives, provoquerait les mêmes symptômes chez un sujet sain. Par exemple, de l’ortie pour les démangeaisons de l’urticaire ou du café pour les insomnies…

> La médecine allopathique (médecine conventionnelle) classique utilise des substances suscitant les effets contraires : anti-inflammatoire pour traiter les inflammations, anti-vomitif pour les vomissements, etc.

L’homéopathie utilise des substances naturelles, provenant de plantes (belladone, thuya…), de minéraux (phosphore, mercure, calcaire, silice…) ou d’animaux (venin d’abeille ou de crapaud, encre de seiche…), très diluées, en quantités dites infinitésimales. Ces substances n’ont pas d’action curative (elles ne soignent pas) mais elles émettent un signal qui provoque une réaction thérapeutique de l’organisme malade. La stimulation de ce processus est possible parce que le mode d’action de la substance est identique à celui de la maladie elle-même.

> Chez les animaux, l’effet placebo n’existe pas. On ne peut donc pas dire que l’homéopathie « marche » parce qu’ils y croient. A moins que le propriétaire qui donne de l’homéopathie à son animal n’agisse par effet de persuasion ?

La mise en place du traitement repose sur l’observation à la fois :

  • des symptômes physiques et de leur circonstance d’apparition (par exemple : toux rauque survenant après un effort) ;
  • du caractère de l’animal (par exemple : animal stressé ou facilement effrayé) ;
  • de son mode de vie et de ses habitudes (par exemple : goût alimentaire, lieu de couchage, nombre de sorties, prédispositions à certaines affections…).

Ces trois éléments forment le « trépied d’appel ».

Que peut soigner l’homéopathie ?

L’homéopathie est une médecine individuelle. Le traitement varie en fonction de nombreux éléments propres à l’animal (constitution, tempérament…). Le traitement d’une même maladie pourra donc différer d’un animal à l’autre.

L’homéopathie convient généralement bien au traitement des troubles suivants :

  • gastro-entérites et autres troubles digestives bénins (indigestions…),
  • coups de froid,
  • manifestations allergiques,
  • certaines affections de l’appareil locomoteur (type rhumatismes),
  • stress,
  • mal des transports,
  • certains troubles du comportement en complément d’une thérapie comportementale,
  • certains problèmes de peau,
  • grossesses nerveuses…

> L’homéopathie contribue à soulager les problèmes de santé qui expriment un déséquilibre interne ou un problème psychologique, en complément des médicaments allopathiques et des soins de routine (vaccins, vermifuges…).

Attention, l’homéopathie ne peut en aucun cas remplacer la vaccination, la vermifugation ou un traitement antibiotique en cas d’infection grave. Elle ne guérira pas évidemment les maladies évolutives comme les cancers. Elle ne peut se substituer à des interventions chirurgicales (pour soigner une torsion d’estomac par exemple). Elle ne sauvera pas votre animal d’une maladie mortelle comme la piroplasmose ou la rage.

Comment administrer un traitement homéopathique ?

Les traitements homéopathiques se présentent principalement sous forme de granules ou de liquide.

Les granules font la taille d’une tête d’épingle, ou encore moins pour les traitements en dose unique. Vous pouvez les faire prendre spontanément aux chiens coopératifs (en leur présentant dans le creux de la main). Pour les chats ou les chiens récalcitrants, il suffit d’ouvrir la gueule et d’y verser les granules. Ils adhèrent à la langue ou aux gencives, ce qui limite les pertes et les risques de rejet.

> Si l’animal refuse d’ouvrir la gueule, on peut même lui coller simplement les granules à l’intérieur de la babine supérieure…

Les liquides s’administrent à l’aide d’une pipette, d’un compte-goutte ou d’une seringue (sans aiguille !), purs ou dilués dans un peu d’eau. Placez l’embout dans la commissure des lèvres, entre les dents et la gencive, en maintenant la gueule fermée, et versez doucement le contenu.

Les effets secondaires et les risques de surdosage sont quasi-inexistants.

Quelques exemples de traitements homéopathiques

Les traitements les plus fréquemment utilisés en homéopathie vétérinaire sont :

  • Arnica 9 CH pour tous les traumatismes physiques et psychologiques du chien : crampes, courbatures, inflammations suite à un choc, plaies et suites d’opérations chirurgicales, avant et après une compétition sportive.
  • Gelsemium 9 ou 5 CH pour toutes les douleurs, aussi bien physiques (douleurs musculaires…) que mentales (anxiété…).
  • Nux vomica 9 ou 5 CH pour les troubles digestifs bénins : ballonnements, vomissements, intoxication, constipation/diarrhée en alternance…
  • Apis mellifica 9 ou 5 CH pour toutes les inflammations avec oedème, les traumatismes par piqûre (insecte, serpent, vaccination, etc.), les brûlures, les allergies, l'urticaire…
  • Rhus toxicodendron et Ruta graveolens pour l'arthrose.
  • Argentum nitricum pour la perméabilité des canaux lacrymaux.

La dilution 5 CH sera donnée en cas d’urgence, toutes les demi-heures. Avec la dilution 9 CH, donnez 5 granules en une fois. Il existe également des complexes homéopathiques comportant plusieurs remèdes combinés. Généralement, il est préférable de trouver LE remède adapté à la maladie ET à l'animal, il agira mieux qu'un complexe « passe partout ».

> Attention, la consultation du vétérinaire est un préalable indispensable pour poser le bon diagnostic.

Pour en savoir plus
En homéopathie, la notion d'infinitésimal est importante. C’est la dilution de la substance qui lui ôte toute toxicité. On utilise la méthode des déconcentrations successives au centième : on part de la substance de base dite « Teinture Mère » (du moins pour les substances animales et végétales) que l’on dilue au 1/100 à l’aide d’un solvant fait d’eau et d’alcool. On obtient ainsi la " 1 CH ", c’est-à-dire la première Centésimale Hahnemannienne. La 1 CH elle-même diluée au 1/100 fournit la 2 CH. Cette 2 CH est donc une dilution au 1/10.000 de la substance de base. On continue ainsi à faire des dilutions au 1/100 les unes des autres. La 3 CH est une dilution au millionième (106 = 1.000.000), la 30 CH atteint 1060 (60 zéros après le 1…). Il existe également les DH (dilutions Hahnemanniennes) dont le mode de dilution est un peu différent et qui ont des indications différentes. Concernant les dilutions, plus la dilution est forte, plus elle agira sur le comportement global et de façon plus intense, moins la dilution est forte et plus elle agit sur le symptôme. > On prescrit les remèdes en dilution et en fréquence en fonction des maladies, la quantité de granules à chaque prise est finalement secondaire.