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Le mal des transports

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Le mal des transports        

 

Selon une étude menée en 2008 dans l’Union Européenne, 1 chien sur 3 serait malade en voiture. Toujours selon cette étude, les ¾ des chiens malades l’ont été dès leur premier voyage, lorsqu’ils étaient encore chiots.

Comment faire alors pour que le moindre déplacement en voiture ne tourne pas au cauchemar ?

Le mal des transports se traduit par des symptômes variés

  • Dans les cas les plus bénins, le chien malade en voiture manifeste seulement un certain inconfort : salivation, halètements, déglutitions fréquentes, agitation, tremblements, gémissements… Ces troubles sont tolérables sur un petit trajet.
  • Mais, si le trajet est plus long et le chien très sensible au mal des transports, il peut aussi aboyer, vomir, déféquer et uriner dans la voiture… Ce qui est plus difficilement supportable.
  • Le stress est un élément majeur dans le déclenchement des troubles : certains chiens sont tellement anxieux à l’idée de monter en voiture qu’ils sont malades dès que leur maître prend les clés !

D'où vient le mal des transports ?

Les chiens, comme les humains, gardent leur équilibre grâce au contenu de l’oreille interne, qui transmet les informations au cerveau. Il semblerait que les mouvements de la voiture perturbent le fonctionnement de l’oreille interne : le chien voit qu’il bouge par ses yeux, mais son oreille interne ne ressent pas de mouvement puisque qu’il est immobile dans la voiture ! Les informations envoyées au cerveau ne sont plus cohérentes et sont mal interprétées, provoquant l’activation des zones du cerveau responsables de la sensation de nausée. Cette mauvaise transmission des signaux est aggravée par le stress. 

Lorsque le mouvement s’arrête, l’activité du cerveau revient à la normale et les sensations de nausées se dissipent.

Quelques mesures de bon sens peuvent être mises en place

La gravité des symptômes peut être diminuée en prenant quelques mesures :

  • Aérer au maximum l’intérieur de la voiture : les fenêtres seront entrouvertes (attention, le chien ne doit pas pouvoir passer la tête).
  • S’arrêter régulièrement, si possible toutes les deux heures : le chien sera promené et abreuvé pendant ces pauses.
  • Eviter de nourrir le chien avant le départ.
  • Installer le chien sur un vieux drap : vous stresserez moins à l’idée de devoir tout nettoyer si le chien est malade.
  • Il est préférable que le chien soit attaché à l’arrière du véhicule, placé dans une cage de transport ou derrière une grille ou un filet adapté.
  • Certains chiens préfèrent voir la route, d’autres sont plus à l’aise couchés au pied des passagers.
  • Adopter une conduite en douceur : pas de freinage brusque ou de virage trop rapide pour que votre chien n’ait pas de mal à maintenir son équilibre.
  • Ne pas fumer, éviter toutes les odeurs fortes dans le véhicule.

Une méthode de désensibilisation pour les chiens stressés

Pour les chiens très stressés, qui sont malades avant même de monter en voiture, vous pouvez tenter une « désensibilisation ». Il s’agit d’habituer progressivement le chien à monter dans la voiture :

  • 1ère étape : vous faites monter le chien dans la voiture, en laissant les portières ouvertes. S’il reste calme, vous le récompensez (caresses, friandises) et il redescend. S’il manifeste de la peur, ne le caressez surtout pas, ne le réconfortez pas, vous ne feriez que renforcer son inquiétude. S’il commence à stresser, arrêtez et recommencez plus tard.
  • 2ème étape : il monte dans la voiture et vous fermez les portières. De la même façon, récompensez un bon comportement et ignorez le mauvais.
  • 3ème étape : il monte dans la voiture, vous fermez les portières et mettez le moteur en marche. Récompense ou indifférence.
  • 4ème étape : vous effectuez un tout petit trajet pour que le chien n’ait pas le temps d’être malade. Récompense ou indifférence.
  • 5ème étape : vous augmentez progressivement la durée des trajets.

Bien entendu, vous ne pouvez passer à une nouvelle étape que si le chien réussit parfaitement la précédente. 

Cette démarche donne de bons résultats, mais elle demande beaucoup de disponibilité…

Il est préférable d’habituer très tôt le chiot à la voiture. Faites en sorte que ses premières expériences « routières » soient positives (liées à une promenade par exemple) et non négatives (séparation avec la mère et la fratrie, visite chez le vétérinaire…).

Si des mesures médicales s'imposent

  • Si ces mesures ne suffisent pas à rétablir la paix dans votre véhicule, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. Il existe maintenant, comme pour l’Homme, des solutions médicamenteuses au mal des transports : calmants ou anti-émétiques doivent être administrés 30 minutes à 2 heures avant le début du voyage. Les médicaments anti-émétiques préviennent les vomissements ; ils agissent en bloquant la transmission vers le cerveau des signaux responsables de la nausée ou des vomissements ; ils conviennent bien pour les chiens très sensibles aux mouvements de la voiture. Les calmants sont plutôt indiqués pour les chiens excités ou stressés.
  • Les traitements homéopathiques donnent de bons résultats dans cette indication.
  • Les phéromones (substances volatiles apaisantes) en spray ou collier peuvent également aider à calmer les chiens stressés.
  • Décrivez les symptômes de votre chien à votre vétérinaire et il vous orientera vers le bon médicament.
  • Attention, certains médicaments peuvent entraîner un état de somnolence en raison de leur action sur d’autres parties du cerveau. Tous n’ont pas cet effet indésirable. Si vous le pouvez, n’attendez pas le dernier moment pour tester le médicament : il vaut mieux faire, quelques jours avant le « vrai » trajet, un essai pour adapter la dose et vérifier en combien de temps le médicament agit.

Le mal des transports concerne aussi les voyages en train, en bateau ou en avion. La plupart des mesures décrites ici sont valables pour tous les modes de transport.