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La dirofilariose cardio-vasculaire

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La dirofilariose cardio-vasculaire

        

La dirofilariose est une zoonose (maladie commune à l’homme et à l’animal) vectorielle, dûe à un nématode (= un ver) appelé Dirofilaria immitis, transmis par les femelles moustiques (famille des culicides) touchant principalement le chien et rarement le chat. Les microfilaires infestantes sont présentes dans le sang, puis migrent dans le système cardio-vasculaire et se localisent dans le coeur droit, l’artère pulmonaire, parfois la veine cave caudale et d’autres organes. 

L’Homme peut également être atteint, mais dans ce cas, le cycle du parasite n‘est pas complet.

Répartition géographique et épidémiologie

La dirofilariose est plus particulièrement présente dans les zones favorisant le développement des moustiques vecteurs : régions chaudes et humides, tropicales, marécages… C’est pourquoi, on la retrouve dans le sud de la France, mais surtout dans les DOM TOM (jusqu’à 50% de prévalence en Nouvelle-Calédonie).

En Europe, l’ensemble du bassin méditerranéen est concerné :

  • Italie : plaine du Po et Toscane.
  • France : pourtour méditerranéen et Corse.
  • Espagne : provinces du sud, Majorque, îles Canaries (Ténériffe, La Palma).
  • Portugal, Grèce, pays des Balkans qui touchent la Méditerranée et Hongrie.

Aucun cas de transmission n’a été observé en Europe du Nord jusqu’à présent (à part des cas d’importation de régions du Sud).

Pathogénie

Le cycle du parasite se déroule pour une partie dans le moustique et pour une autre dans l’animal hôte, chien ou chat.

  • Les larves de stade 3 pénètrent activement l’organisme après avoir été déposées par le moustique sur la peau de l’animal. Une fois dans le tissu conjonctif sous-cutané, elles se transforment en larve de stade 4 en 10 jours, puis en larve de stade 5 en 60 à 80 jours.
  • Les larves de stade 5 migrent ensuite, jusqu’à atteindre le coeur droit, puis l’arbre pulmonaire qu’elles envahiront pendant 7 à 8 semaines.
  • Elles retournent enfin au coeur droit, où elles se transformeront en adultes, responsables de nombreux troubles circulatoires aboutissant à une hypertension pulmonaire, suivie d’une insuffisance cardiaque à proprement parler. Lors de parasitisme massif, on retrouve des adultes dans la veine cave postérieure, ce qui provoque une insuffisance hépatorénale grave. Les adultes morts (spontanément ou suite à un traitement) peuvent s’emboliser dans les ramifications de l’artère pulmonaire, aggravant les symptômes décrits et pouvant tuer l’animal. Une toxicité enzymatique peut également être imputée à ces adultes, créant une réaction « allergique » .
  • Les microfilaires pondues par ces adultes sont présentes dans les capillaires sanguins de divers tissus, entraînant une gêne à la circulation sanguine et donc des lésions vasculaires.

Tous les stades parasitaires sont également à l’origine d’interactions avec le système immunitaire de l’hôte, qui sont délétères pour les poumons et les reins. Cela peut se produire avant, mais également après le traitement.

Chez le moustique, les microfilaires absorbées au cours d’un repas sanguin, se transforment en larves 2 en 4 jours puis en larves 3 en 15 jours. Elles deviennent alors infestantes et peuvent être transmises au chien ou chat, mais également à l’Homme.

Clinique

La période d’incubation est de 5 à 6 mois, ce qui explique qu’un animal ayant été infesté au cours de la saison estivale ne développera des symptômes qu’à la saison hivernale. Dans les régions les plus touchées, les chiens ont développé une immunité qui ralentit le cycle du parasite et l’incubation est plus longue.

Les signes cliniques sont la conséquence de la gêne mécanique représentées par la présence des vers dans le coeur et les vaisseaux adjacents. Les filaires adultes peuvent mesurer entre 15 et 35 cm. Selon le degré d’infestation, les parasites peuvent provoquer une réduction considérable de la fonction cardiaque, des difficultés respiratoires et une toux chronique...

Le diagnostic repose sur la mise en évidence du parasite dans le sang périphérique ou sur la sérologie (recherche des anticorps).

Traitement

Le traitement comporte deux phases :

  1. L’élimination des adultes : voie injectable, posologies variables en fonction du groupe auquel le chien appartient. La chirurgie peut être nécessaire. Dans tous les cas, l’animal doit être au repos pour permettre un meilleur rétablissement. Des traitements adjuvants contre les risques d’embolie des parasite morts sont recommandés.
  2. L’élimination des microfilaires : 3 à 4 semaines après le premier traitement. Les traitements antiparasitaires sont alors longs. La destruction des microfilaires peut provoquer des chocs allergiques graves. Les traitements seront pris sous contrôle médical.

Des soins adjuvants sont parfois nécessaires (lutte contre l’aggrégation plaquettaire, les troubles respiratoires et les risques allergiques). Une surveillance biologique des paramètres hépatiques et rénaux doit être réalisée, et l’on ne continuera le traitement que si ces derniers restent dans les valeurs usuelles.

Mesures concernant les animaux sains introduits en zone à risque :

Avant toute chose, il faut s’assurer que ces animaux sont effectivement sains, c’est-à-dire non porteur de Dirofilaria immitis. Ensuite, différents médicaments sont disponibles. On commence le traitement un mois avant la période d’exposition aux piqûres de moustiques et on le poursuit un mois après la fin de la période à risque. Le traitement est mensuel.

Enfin, pour les chiots naissant en zone contaminée, la protection doit se faire dès le 28ème ou 30ème jour.

La dirofilariose cutanée

La dirofilariose cutanée est une maladie vectorielle dûe à la transmission par un moustique, d’un parasite appelé Dirofilaria repens. Il s’agit d’un hôte habituel du tissu sous cutané du chien, moins fréquemment du chat et de quelques carnivores domestiques.

L’homme est atteint accidentellement par des moustiques infectés ; l’infestation est alors bénigne.

L’incubation, de la pénétration du parasite jusqu’à sa maturation en adulte, est à peu près de 6 mois. La dirofilariose cutanée est présente en région méditerranéenne avec une extension vers l’ouest et le centre de la France. Les animaux s’infestent pendant la période d’activité des moustiques, c'est-à-dire de mai à octobre. Il s’agit d’une maladie rare, sauf en zone d’endémie ; elle est favorisée par des maladies sous jacentes (piroplasmose, ehrlichiose, parasitisme intense, stress).

Le parasite (au stade de larve) traverse la peau grâce à l’effraction cutanée provoquée par la piqûre de moustique. L’infestation provoque une embolisation de microfilaires dans les vaisseaux capillaires, une action mécanique et irritative liée aux mouvements des filaires adultes dans le tissu conjonctif sous-cutané et une action allergisante. L’infestation est le plus souvent asymptomatique. Le cas échéant, elle provoque un nodule sous-cutané prurigineux unique, dans lequel s’enkyste une filaire adulte (rarement observé) ou des lésions localisées ou diffuses sur la tête, le thorax, les membres et la région dorsolombaire (papules, perte de poils, croûtes, nécroses, abcès…).

Le diagnostic repose sur la mise en évidence microscopique des filaires dans les nodules ou le sang périphérique. Le pronostic est bon et l’évolution favorable à condition de mettre en place un traitement adapté et de traiter les causes sous jacentes.